Dans le BTP, il y a 3 conventions collectives, 5 types de primes et 2 caisses obligatoires : de quoi vite s’y perdre lorsqu’il faut payer les salaires de ses employés ! Vous avez du mal à vous en sortir au moment d’établir vos fiches de paie en bâtiment ? Pas d’inquiétude : dans ce guide, nous vous expliquons tout ce qu’il savoir pour gérer votre paie en BTP !
La paie est déjà difficile à gérer pour toutes les entreprises, mais les spécificités du BTP ajoutent encore une couche de complexité.
2026 vient également avec son lot de changements : SMIC à 12,02 €, déduction forfaitaire ramenée à 9 %, nouvelles cotisations vieillesse, etc.
Heureusement, cette complexité peut être gérée par un logiciel : vous avez l’opportunité de digitaliser votre paie pour automatiser certaines tâches et gagner du temps.
Premier élément à avoir en tête : il n’existe pas une unique paie BTP, mais plusieurs cas de figure selon les statuts. En effet, le secteur fait une distinction claire entre les ouvriers, les ETAM (employés, techniciens et agents de maîtrise) et les cadres.
Chaque catégorie possède ensuite sa propre convention collective de bâtiment (nationale ou régionale) et ses propres grilles de salaires. Mais ce n’est pas tout : le BTP dispose aussi d’organismes dédiés, comme la CIBTP (ex Congés Intempéries) ou encore l’OPPBTP, chargé de la prévention sur les chantiers.
Si la gestion de la paie en BTP est si complexe, c’est surtout parce qu’aucun mois ne ressemble à celui d’avant ! Travailler sur des chantiers signifie que chaque projet diffère en termes de temps de travail et de missions. Le tout se répercute forcément sur la fiche de paie finale des salariés :
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Si vous avez une petite structure avec moins de 10 salariés, c’est la convention 1596 qui vous concerne. C’est votre référence pour les grilles de salaires, les indemnités kilométriques et les majorations pour heures supplémentaires.
Pour les entreprises de plus de 10 salariés (dont des ouvriers), c’est cette CCN qui s’applique ! La convention 1597 fixe alors des règles plus précises sur les classifications, les primes d’ancienneté et les congés payés BTP.
Peu importe la taille de votre entreprise, si vous avez desETAM dans votre équipe, vous devez aussi appliquer cette convention 2609. C’est elle qui régit les salaires de base, les avantages sociaux et les coefficients applicables pour ces profils qualifiés.
Vous avez un doute ? Utilisez le moteur de recherche du Code du travail pour confirmer l’applicabilité à votre SIRET ou demandez à votre expert-comptable !
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Autre particularité de la paie en bâtiment : le fonctionnement des congés payés. En effet, ce n’est pas l’employeur qui paie les indemnités pendant les vacances, mais une caisse externe spécialisée.
Cette organisation date de 1937 : puisque les travailleurs du BTP bougent constamment d’employeur en employeur, il est très difficile pour un seul patron de suivre leurs congés. On décide donc de créer des caisses de congés payés, financées par des cotisations obligatoires versées par les entreprises adhérentes.
Toute entreprise du BTP est alors dans l’obligation de s’affilier et de payer ces cotisations à la caisse compétente (article L. 3141-30 du Code du travail). Ces caisses collectent également des cotisations annexes, par exemple celles pour les congés intempéries.
Au moment du départ en congé, c’est aussi elles qui règlent toutes les indemnités du salarié :
Si un salarié change d’entreprise dans le BTP, ses congés le suivent : l’ancien employeur délivre alors un certificat des droits à congés. Il suffit ensuite de le présenter au nouvel employeur et à la caisse. Si les missions se succèdent, c’est la caisse du dernier employeur qui paie le tout en additionnant tous les certificats.
Rassurez-vous : niveau organisation, tout est géré par le réseau Congés Intempéries BTP, lui-même piloté par le CIBTP (Caisse des Congés Payés Intempéries du BTP) pour les calculs et versements.
Sur le bulletin de paie, cherchez la ligne « Cotisations statutaires ou prévues par la convention collective». C’est là que vous allez trouver toutes les cotisations propres au bâtiment :
Tout ce qu’on vient de voir ci-dessus va ensuite être complété par des nouveautés 2026 :
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Une fois que vous avez ajouté toutes les mentions obligatoires, vous pouvez passer à toutes les particularités de votre gestion de paie BTP. On commence avec les indemnités :
Vous devez ensuite intégrer 4 autres variables à votre bulletin de paie BTP :
Histoire de vous aider au maximum pour la création de votre fiche de paie BTP, voici un tableau récapitulatif des 7 étapes à ne pas manquer :
| 1. Intégrez toutes les mentions obligatoires | Les infos de votre entreprise + les infos de votre salarié + les variables de paie BTP |
| 2. Vérifiez l’éligibilité à l’abattement | Ce salarié a-t-il droit à l’abattement spécifique au BTP ? |
| 3. Appliquez l’abattement BTP | Attention, cet abattement ne doit jamais ramener la rémunération sous le SMIC horaire ou mensuel ! |
| 4. Calculez les cotisations et contributions sociales | N’oubliez pas la cotisation OPPBTP |
| 5. Gérez les congés payés | Ajoutez les indemnités de congés payés et affichez les cotisations correspondantes (environ 10 % du salaire brut) |
| 6. Conservez tous les justificatifs | Conservez et archivez les relevés de la caisse pour vos audits et les accords signés |
| 7. Faites de la veille documentaire | N’hésitez pas à vous abonner aux newsletters de l’Urssaf, de la FNTP ou de la CAPEB |
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C’est peut-être l’erreur la plus fréquente à cause des saisies manuelles ! Les heures supplémentaires et leurs majorations de 25 à 50 % passent vite à la trappe : vos salariés ne touchent pas ce qui leur est dû et vous vous exposez à des litiges prud’homaux.
Autre oubli très courant, celui des cotisations spécifiques ( CIBTP, OPPBTP ou intempéries). Vous risquez des redressements URSSAF de 10 à 40 % puisque ces lignes « statutaires » sont obligatoires.
Les employeurs ont aussi tendance à faire des erreurs sur le calcul des indemnités. L’administration peut alors requalifier ces frais en salaire imposable, ce qui augmente de facto vos charges et vos impôts.
C’est peut-être la partie la plus complexe d’une fiche de paie BTP, et à raison ! L’employeur peut faire des erreurs de prorata ou ne pas respecter le système de mutualisation imposé par la Caisse des Congés Intempéries BTP.
Les primes prévues par votre convention collective ne sont pas optionnelles alors qu’elles sont souvent oubliées : prime de salissure, prime d’outillage, prime d’ancienneté, primes de panier/trajet, etc. Vous risquez alors des rappels de salaire sur 3 ans, avec dommages et intérêts pour préjudice.
Combien d’heures passez-vous sur Excel à suivre les heures de chantier et calculer les indemnités de chacun ? Faire une fiche de paie BTP à la main prend vraiment beaucoup de temps. Et si un logiciel de paie BTP s’en occupait à votre place ? Avec ce temps nouvellement gagné, vous pourriez rentrer plus tôt chez vous ou prospecter de nouveaux clients !
L’externalisation de la paie pour une entreprise de construction permet de gagner du temps, ce qui vient avec un autre avantage non négligeable : celui de faire croître et pérenniser votre entreprise ! Avec toutes vos données centralisées, vous pourrez optimiser de nombreux KPI essentiels : vos coûts de main-d’œuvre, vos marges réelles, votre taux de conversion par devis, votre recrutement…
Et justement, concentrons-nous sur cet objectif de performance, pour lequel rien ne vaut un logiciel tout-en-un. Pourquoi ne pas choisir une solution polyvalente, capable de répondre à toutes ces questions :
Et ensuite, toutes ces données se transforment automatiquement en éléments de paie, qui s’intègrent ensuite à votre comptabilité et au calcul de votre rentabilité chantier !
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Chez Obat, nous connaissons votre métier et ses particularités. Nous savons donc que vous n’avez pas de temps à perdre avec des logiciels compliqués et que ce qui compte, c’est d’être efficace.
C’est pourquoi nous avons pensé pour vous une solution RH complète :
Et on ne vous laisse jamais tomber : vous avez une question à 18h un vendredi ? Besoin d’aide pour paramétrer quelque chose ? Notre équipe est disponible gratuitement pour répondre à toutes vos problématiques. Et cerise sur le gâteau : vos données sont en sécurité sur des serveurs français !
Si vous avez besoin de services complémentaires, nous pouvons vous accompagner pour l’ouverture d’un compte pro, la création de cartes bancaires pour vos salariés ou encore d’un site vitrine.
Vous n’avez pas créé votre entreprise pour passer des heures à faire des bulletins de paie. Automatiser la gestion de votre paie BTP, c’est justement valoriser votre temps pour l’occuper à beaucoup mieux : accompagner vos clients, développer votre offre commerciale, vous former à des engagements RSE ou avoir plus de temps pour vous, tout simplement ! Plus de 31 000 pros du bâtiment utilisent déjà Obat. Pourquoi pas vous ?
Oui, l’adhésion est obligatoire pour les entreprises employant des ouvriers du BTP.
Utilisez un logiciel de paie compatible BTP qui intégrera automatiquement :
– les conventions collectives BTP ;
– les barèmes URSSAF (trajet, panier, intempéries) ;
– les exports vers la CIBTP et l’OPPBTP.
On applique les barèmes BTP ou URSSAF, par exemple : 20 à 30 km = 9,10 €/jour (URSSAF) + 10 à 14 €/jour pour le panier repas. Vérifiez votre convention collective régionale puisque c’est elle qui fait foi.
Oui ! Plusieurs organismes proposent des formations sur la gestion de paie BTP (AFPA, CCI, CNAM). Certaines sont même finançables par l’OPCO Constructys.
Votre logiciel de gestion de la paie NTP doit impérativement :
– intégrer les conventions BTP (ouvriers, ETAM, cadres) ;
– gérer les exports CIBTP et DSN ;
– calculer automatiquement les indemnités panier, trajet, intempéries ;
– donner accès à une gestion multisite/multichantier ;
– avoir un SAV réactif et une bonne ergonomie.