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Trésorerie en berne et factures en retard : ces signaux d’alerte sont souvent mis de côté parce qu’on pense que « ça ira mieux le mois prochain ». Pourtant, ce n’est pas toujours le cas ! Et c’est justement en agissant tôt qu’il est possible de redresser la situation. Mais comment savoir si une entreprise est en difficulté financière ? Entreprise en difficulté, que faire ? Découvrez ici un guide complet pour traverser cette phase charnière !
On parle d’entreprise en difficulté lorsqu’elle n’arrive plus à faire face à ses dépenses courantes. Autrement dit, elle ne dispose plus des liquidités nécessaires pour régler ce qu’elle doit, au moment où elle le doit. Elle se rapproche alors d’un seuil critique : celui de la cessation de paiement. C’est CE moment précisément qui détermine si l’entreprise peut encore être sauvée ou si une procédure collective doit être ouverte.
La cessation de paiements correspond à une situation où l’entreprise ne peut plus honorer ses dettes immédiates (salaires, factures, charges, emprunts), faute de trésorerie disponible.
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Une entreprise en difficulté ne plonge pas du jour au lendemain. Avant de rencontrer de vrais problèmes, elle envoie souvent des signaux d’alerte (discrets certes, mais surtout trop souvent ignorés).
Plusieurs indicateurs devraient vous mettre la puce à l’oreille pour identifier une entreprise en crise :
Pour expliquer des difficultés financières, il existe bien sûr des causes extérieures : crise économique ou sanitaire, grèves ou instabilité réglementaire entre autres raisons. Mais soyons honnêtes, dans la grande majorité des cas, les problèmes financiers trouvent leur origine à l’intérieur même de l’entreprise :
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Le plus important pour une société en difficulté, c’est de ne jamais attendre que la situation devienne critique ! Des solutions existent, et ce dès les premiers signes de fragilité :
Non, vous n’êtes pas obligé de passer par la case redressement judiciaire ! Deux options à l’amiable s’offrent d’abord à vous :
Votre activité est encore viable, mais votre situation financière difficile risque de devenir bientôt ingérable ? Le tribunal peut alors lancer une procédure de sauvegarde pour une période d’observation de 6 à 18 mois. Vos dettes sont gelées : vous avez ainsi le temps de réorganiser votre entreprise, de préserver vos emplois et d’étaler le remboursement de vos dettes.
À l’issue de cette phase, deux scénarios :
Votre entreprise n’arrive plus à faire face à ses dettes et se retrouve en cessation des paiements ? On déclenche alors un redressement judiciaire avec une période d’observation d’une durée de 6 mois (renouvelable jusqu’à 18 mois). Le tribunal nomme un administrateur judiciaire : il a pour rôle de poser un diagnostic précis et de trouver les bonnes solutions pour redresser votre activité.
Trois issues ici :
Il n’est malheureusement pas possible de sauver une entreprise ? On ouvre alors une procédure de liquidation judiciaire pour :
Les sommes récoltées sont ensuite réparties selon un ordre de priorité légal, où les salariés et l’État sont remboursés en premier. De nouveau, deux cas de figure à la fin de cette procédure :
Enfin, dernière possibilité : le rétablissement professionnel. On réserve cette solution aux entrepreneurs en nom propre (donc hors société), sans salarié et avec un patrimoine professionnel inférieur à 5 000 €.
Si vous êtes en cessation des paiements et que vous n’avez pas les moyens de financer un plan de redressement, cette procédure vous donne une vraie « seconde chance » : elle efface l’ensemble de vos dettes professionnelles ou personnelles, sans passer par une liquidation classique !
Certaines dettes ne peuvent toutefois pas être effacées dans le cadre d’un rétablissement professionnel :
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Vous n’avez pas à tout encaisser seul et la bonne nouvelle, c’est que l’État ne laisse pas les entreprises livrées à elles-mêmes !
Pour les structures fragilisées, il y a d’abord divers dispositifs vers lesquels se tourner :
Vous pouvez vous adresser au CODEFI : c’est l’équivalent du CIRI, mais pour les TPE et PME (c’est-à-dire au niveau départemental).
Parfois, une société en difficulté financière a simplement besoin de souffler un peu niveau trésorerie ! C’est ici qu’entrent en jeu les prêts aidés :
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Vous l’aurez compris : les difficultés financières ne tombent pas du ciel ! Le plus souvent, les problèmes s’installent progressivement (petits décalages de trésorerie, mauvaises décisions, organisation qui s’essouffle…). Voici donc quelques bons réflexes pour prendre le taureau par les cornes avant que la situation ne s’aggrave.
L’argent, c’est le nerf de la guerre. Et contrairement aux idées reçues, une entreprise ne fait pas faillite parce qu’elle ne fait pas assez de chiffre, mais plutôt parce qu’elle manque de cash ! Vous devez absolument avoir (et garder) une vision en temps réel de votre trésorerie :
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À présent, il est temps de dresser un véritable état des lieux : vos finances sont-elles sous contrôle ? Et on ne parle pas seulement de vos comptes bancaires ! Vous devez vous poser les bonnes questions :
La prévention des difficultés des entreprises ne s’improvise pas : c’est un processus qui demande du temps. Surtout, vous devez comprendre pour qui vous produisez, comment et dans quelles conditions.
Que garder, que transformer et que laisser de côté ? Par exemple, si vous avez un produit historique qui occupe 30 % de vos équipes contre seulement 5 % de votre chiffre d’affaires, il n’est pas rentable !
Il est donc impératif d’identifier les goulots d’étranglement et de repenser vos processus internes. Pourquoi pas essayer des solutions d’automatisation pour gagner du temps et booster votre productivité ?
Certes, vous devez fixer un budget en début d’année. Mais ce dernier n’est pas destiné à rester figé ! Au contraire, il faut le faire évoluer en fonction de vos ventes réelles, des imprévus qui vous tomberont dessus, parfois même de la conjoncture économique. Pour ce faire :
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Trop souvent négligé, le facteur humain est pourtant vital dans la réussite d’un plan de redressement d’entreprise. Vos équipes restent le meilleur levier de relance.
Nous vous conseillons de rester transparent sur la situation de l’entreprise, mais sans dramatiser. Prenez le temps de mettre en avant les efforts de chacun durant les réunions ou les entretiens individuels : un simple “merci” fait parfois toute la différence !
Une stratégie réaliste, c’est bien, mais encore faut-il la traduire dans un business plan cohérent ! Cette feuille de route pour les 3 années à venir doit réellement vous servir à garder une direction claire (CA visé, marges, effectifs, investissements). Servez-vous en pour mettre en lumière les points de bascule : à quel moment devrez-vous recruter, investir ou lever des fonds ?
C’est humain de vouloir tout gérer, surtout quand on est à la tête de sa propre boîte. Mais il est aussi très risqué de rester seul aux commandes, surtout en période de turbulences. N’hésitez pas à vous entourer d’un expert-comptable, d’un administrateur indépendant ou d’un réseau d’accompagnement (CCI, BGE, Réseau Entreprendre, etc.).
Ils sauront poser un regard neuf sur votre redressement d’entreprise et poser les bonnes questions, celles que vous n’osez peut-être pas poser vous-même. Leur liberté de ton et leur expérience seront de vrais atouts pour vous remettre en question !
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PME ou TPE en difficulté : les problèmes financiers ne sont pas une fatalité ! Ils peuvent être surmontés, à condition de réagir rapidement et de s’appuyer sur les bons outils (procédures amiables, aides financières, réorganisation interne). Et n’oubliez pas : demander de l’aide n’est pas un aveu d’échec. Parfois, accepter d’être accompagné, c’est repartir sur des bases solides.
On parle d’entreprise en difficulté lorsqu’elle n’arrive plus à faire face à ses dettes avec sa trésorerie disponible.
Oui, une entreprise en difficulté peut être redressée, à condition d’agir rapidement (procédures amiables, aides financières, plans de restructuration, échéanciers de paiement).
Non, en règle générale, un dirigeant n’est pas personnellement responsable des dettes de sa société : sa responsabilité s’arrête à ce qu’il a apporté au capital. Mais attention, il y a des exceptions ! Si vous commettez une faute de gestion importante, une fraude ou si vous mélangez vos finances perso/pro, vous pouvez être tenu pour responsable sur vos biens propres.
Pour redresser une entreprise, vous devez engager les démarches auprès du tribunal compétent. Si votre entreprise a une activité commerciale, dirigez-vous vers le tribunal de commerces ; pour tous les autres cas (professions libérales, associations, exploitations agricoles, etc.), c’est le tribunal judiciaire qu’il faut contacter.