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Avec le grand retour du chauffage au bois dans les foyers, le métier de ramoneur connaît un retour en force. Si vous aimez être indépendant dans votre travail et que vous recherchez une certaine sécurité de l’emploi, c’est une profession pour vous ! Alors, comment devenir ramoneur ? Quelle formation de ramoneur-fumiste suivre ? Et combien pourrez-vous gagner par mois ? Nous répondons à toutes vos questions dans cette fiche métier !
L’intervention d’un ramoneur est obligatoire 1 fois par an minimum (parfois 2 selon les régions) : c’est un métier ancien, mais qui n’a rien perdu de son importance.
Lorsqu’on pense au ramoneur, on imagine souvent un professionnel muni de sa brosse et nettoyant les cheminées noircies par la suie. Mais la réalité du métier va bien au-delà !
Le ramoneur est avant tout un expert de la sécurité et de la performance énergétique. En effet, il veille à ce que les installations de chauffage fonctionnent correctement (âtre, fourneaux, incinérateur, chaudière, évacuation des fumées, poêle à bois, etc.).
Concrètement, il commence par diagnostiquer l’état des conduits : sont-ils obstrués ou encrassés ? Présentent-ils un risque d’incendie ou d’intoxication au monoxyde de carbone ? Le ramoneur procède ensuite au ramonage et au contrôle du générateur, mais également à des tests de combustion.
Particuliers et professionnels peuvent aussi consulter un ramoneur pour faire le bon choix en termes d’appareils, d’usage, de normes, etc.
Pour devenir ramoneur, il vous faut évidemment un solide bagage technique :
Côté physique, il faut aussi être prêt à bouger : ce professionnel est amené à grimper sur les toits, travailler en extérieur, monter et démonter des équipements parfois lourds.
Il faut donc être en bonne condition physique, ne pas avoir le vertige, ni peur du froid ou de la pluie ! Et côté humain ? Un bon ramoneur doit être à l’écoute, pédagogue, rassurant. Il sait créer un climat de confiance et inspirer confiance.
Comme beaucoup de métiers manuels, celui de ramoneur-fumiste possède des avantages qui viennent avec quelques contraintes.
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Bonne nouvelle : le métier de ramoneur-fumiste est accessible rapidement dès la sortie du collège ! Pour exercer, la loi impose de justifier d’un diplôme de niveau 3 (CAP ou équivalent). Plusieurs parcours sont alors possibles :
Afin de devenir ramoneur à son compte, une étape supplémentaire est nécessaire : obtenir le titre professionnel de Ramoneur-fumiste délivré par le COSTIC.
Oui, une formation en ramonage n’est pas obligatoire. Si vous avez travaillé comme ramoneur pendant au moins 1 an (même sans diplôme), vous pouvez faire reconnaître vos compétences grâce à la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE). Vous obtenez alors une certification inscrite au RNCP, équivalente à une formation classique.
Pour les professionnels chevronnés, un titre prestigieux viendra couronner votre parcours : Maître ramoneur. Accessible après 3 ans d’activité, il est délivré par la Chambre de Métiers et de l’Artisanat.
La formation de ramoneur n’est pas réservée qu’aux plus jeunes : vous pouvez aussi changer de voie et vous reconvertir. Pour cela, faites le point avec votre conseiller en évolution professionnelle. Il pourra vous présenter les financements disponibles pour soutenir votre reconversion :
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Le salaire d’un ramoneur débute aux alentours du SMIC, soit environ 1 400 € par mois. Mais au fil des années et avec la prise d’expérience, cette rémunération progresse. Ainsi, un ramoneur salarié peut espérer jusqu’à 4 000 € brut par mois en fin de carrière. Cette rémunération dépend toutefois de plusieurs éléments :
Quant à l’artisan ramoneur à son compte, il fixe lui-même ses tarifs : entre 30 € et 80 € par intervention selon la prestation et la région. S’il développe bien son activité, il peut atteindre un revenu mensuel de 5 500 € brut, soit environ 36 € de l’heure !
Le salaire d’un ramoneur en entreprise peut être complété par :
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Le ramonage est un métier qui embauche dans toutes les régions, et pour cause : l’entretien des conduits de fumée est obligatoire. Les professionnels formés sont donc activement recherchés en milieu rural comme en zone urbaine.
Dès votre diplôme en poche, vous pouvez rejoindre une entreprise artisanale spécialisée dans l’entretien des appareils de chauffage (bois, granulés, fioul, gaz, peu importe l’énergie). Vous serez amené à intervenir aussi bien chez des particuliers que dans des bâtiments collectifs ou des locaux professionnels.
Et pour monter en compétences ? Vous pouvez affiner votre expertise et vous spécialiser : diagnostic thermique, entretien de VMC, fumisterie, etc. Tout dépend de vos préférences !
Pour finir, avec quelques années de pratique, plusieurs chemins s’ouvriront à vous : certains choisissent de devenir chef d’équipe ou responsable technique, d’autres préfèrent voler de leurs propres ailes comme artisan indépendant.
Devenir ramoneur-fumiste, c’est choisir un métier utile, qui a du sens pour la sécurité des foyers français. Et en bonus, vous profitez d’une vraie stabilité de l’emploi avec de belles perspectives d’évolution, que demander de plus ? Si vous avez de la rigueur, un bon sens de l’organisation et que le travail ne vous fait pas peur, intéressez-vous à cette profession, elle est peut-être faite pour vous !